Lacs d’Ohrid et de Prespa

Le lac d’Ohrid

 se situe dans le centre-ouest de la péninsule des Balkans, en Europe du Sud-Est. Il est partagé par l’Albanie, à l’ouest, et par la République de Macédoine, qui en possède les deux tiers, à l’est. Il est environné par plusieurs autres lacs d’envergure, le plus proche est le lac Prespa, à quelques kilomètres au sud, partagé entre la République de Macédoine, la Grèce et l’Albanie. En Grèce se trouvent également les lacs Orestiada et Vegoritida, cependant beaucoup plus petits.

Le lac d’Ohrid est profond, avec un maximum de 288,70 mètres sur sa rive orientale et une moyenne de 151 mètres. Il est à 693 mètres d’altitude et se trouve sur la zone d’orogenèse des plaques eurasienne et africaine. Il a donc a été formé par une activité tectonique intense, qui a entraîné un enfoncement vertical du sol il y a quatre millions d’années. Le lac se trouve dans une zone de moyenne montagne, les sommets environnants culminent à 2000 mètres d’altitude environ. Son origine a été occasionnée par un phénomène géologique rare et son ancienneté n’est comparable qu’à celle de quelques grands lacs, comme les lacs Titicaca et Baïkal…

Géologie et hydrologie

Le lac d’Ohrid est creusé dans une roche calcaire dense, qui l’empêche de se vider. À l’inverse, le lac Prespa, à 855 mètres d’altitude, possède un font karstique et se déverse lentement dans celui d’Ohrid, grâce à un réseau de nombreuses galeries souterraines, situées sous les monts Galitchitsa. L’eau du Prespa émerge ensuite par de nombreuses sources, souvent situées au fond-même du lac. les sources de Saint-Naum, sur le frontière albano-macédonienne, sont les plus connues et fournissent plus de la moitié de l’eau du lac. Le lac, grâce à 40 rivières et torrents, draine également une aire de 1 487 km2. Avant le détournement de la rivière Sateska en 1962, cette zone était restreinte à 1 042 km 21. La profondeur ainsi que l’arrivée diffuse de l’eau donnent au lac une longue durée de rétention, l’eau met en effet environ 70 ans à se renouveler, alors que le lac Prespa se renouvelle en seulement 11 ans . Le lac possède des côtes plutôt droites, longues de 87,5 kilomètres.

Le lac perd 28 % de son eau par évaporation, le reste s’écoule à l’extrémité nord du lac et forme le Drin noir, qui traverse le nord de l’Albanie et se jette dans l’Adriatique, après avoir rencontré le Drin blanc.

La transparence de l’eau est due à la quantité très faible de phosphore, appelée oligotrophie. Le lac d’Ohrid ne contient que( 4,5 ) de phosphore par litre, alors que le lac Léman, par comparaison, lorsqu’il n’était pas pollué par les rejets de phosphates, en contenait( 10) milligrammes par litre

Faune

Ce paragraphe ne citera pas la liste exhaustive des espèces présentes autour et dans le lac d’Ohrid mais ne présentera que quelques familles, genres et espèces marquantes de la faune sauvage.

Poissons

 

Le lac compte( 17) espèces originales de poissons, appartenant à familles, les salmonidae, les cyprinidae, les cobitidae et les anguillidae. Les espèces les plus emblématiques du lac sont la truite d’Ohrid et la belvica, poisson à nageoires rayonnées, abondamment pêchées et commercialisées dans la région. Une étude faite en 1929 démontre que ces deux espèces totalisent 45,6 % des prises mais aussi qu’il n’y a que( 9) kilogrammes de poisson par hectare dans la partie macédonienne, élément caractéristique de la très faible teneur de l’eau en nutriments.

L’anguille européenne est une autre espèce caractéristique du lac. Elle naît dans la mer des Sargasses puis rejoint la mer Méditerranée et remonte le Drin noir pour vivre une dizaine d’années dans le lac d’Ohrid. À maturité, l’anguille retourne sur son lieu de naissance, où elle fraie et meurt, et sa progéniture, instinctivement, retrouve ce lac, pour que le cycle continue.

Le lac abrite aussi notamment des chevesnes, des carpes, des barbeaux et des corégones. Les écailles de la plašica, poisson proche de l’ablette, permettent de fabriquer les perles filigranées d’Ohrid, monument de l’artisanat macédonien

Butrint

Le parc national de Butrint

Le parc national de Butrint est l’ultime étape avant de rejoindre la Grèce. Situé dans la plaine de Vrina, il s’étend sur une superficie de 29 km². Au cœur du parc, le lac de Butrint qui est notamment connu  pour son site archéologique (inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 1992) se trouve à 2 km de la mer Ionienne et il est relié à la cote par le canal de Vivari. Le parc se caractérise par sa végétation méditerranéenne d’une exceptionnelle diversité composé de rivières, marécages, lagons d’eau salée, pâturages… Cette zone marécageuse accueille des espèces menacées (le courlis à bec grêle, la tortue cuir…). Les amateurs de randonnée ont la possibilité d’emprunter de nombreux sentiers balisés pour partir à la découverte de cette faune et flore exceptionnelle.

Théâtre Romain Butrint Albanie Tourisme - Photo Marc Morell
Théâtre Romain Butrint Albanie – Photo Marc Morell

Le site archéologique de Butrint

Dans l’antiquité, la ville de Butrint constituait une étape importante sur les routes commerciales. La vue de son enceinte, qui remonte au VIe  siècle av. J.-C., suffit à évoquer la puissance économique et commerciale de la ville au cours de cette période. Le site est divisé en 2 parties : l’acropole et la ville basse. Surplombant la colline, l’acropole permet d’apprécier la position stratégique du site et son petit musée archéologique propose une collection de nombreux objets. Dans la ville basse, on retrouve le baptistère, une structure d’origine byzantine, est qui l’un des monuments les plus importants de l’architecture paléochrétienne des Balkans. Non loin de cet édifice se trouvent les ruines des thermes et une grande fontaine publique. Les ruines de l’église byzantine méritent aussi le coup d’œil notamment ses murs, ses colonnes et le sol qui conservent quelques traces de cette période.  Le temple d’Asclepios, construit au II ème siècle sur les fondations d’une structure plus ancienne, est relié au théâtre un des lieux les plus emblématiques du site. Cet amphithéâtre, érigé au III ème siècle avant JC, pouvait accueillir jusqu’à 1500 spectateurs. Rendez-vous sur le coté gauche de sa scène pour y découvrir des inscriptions grecques gravées dans la pierre.

Informations Pratiques :

Horaires d’ouverture :
Toute l’année de 08h00 à la tombée de la nuit
Fermeture du musée à 16h00

Site de l’UNESCO – Butrint
Site officiel Butrint Albanie

 

Parcs nationaux

Albania-il-Parco-NaturaleL’Albanie compete une douzine de parcs nationaux,pour  la plupart situés dans les régions montagneuses  du pays ,A l’exception de parcs de Dajti  et de Butrint ,tous sont relativement  isolés et difficiles d’accès,principalement en raison du relief trés accidenté  où ils se trouvent ,un élèment qui contribue évidemment à leur préservation, A  de rares  exceptions prés, les infrastructures d’accueil et de protection sont en réalité assez limitées